Lana Del Rey powered by Woodkid

La liste des chansons de Lana Del Rey est encore mince mais, pour le moment, dire qu’elle vise juste est un euphémisme.

Après les 11 millions de vues générées par son premier clip Video Games, Lana Del Rey nous dévoile une nouvelle prod qui a de grandes chances d’observer le même destin que la précédente.

BORN TO DIE

Une des raisons qui explique tout le ramdam qui s’agite autour des vidéos de la New-Yorkaise, c’est bien sûr sa bouche pulpeuse et la façon dont elle peut “la” mettre en avant dans certains de ses clips. Une arme de destruction massive diront les plus accrocs. Moi ? Non…

Mais passé son signe physique bien distinctif, on retrouve bien les ingrédients de son succès : une voix chaude, suave, un poil maniérée, mais qui ne nous laisse pas de marbre, vous en conviendrez.

Et la valeur ajoutée dans tout ça me direz-vous ?

WOODKID

C’est la réalisation. Très soignée et française qui plus est (cocoricoo!).

Un nom ? Woodkid a.k.a Yoann Lemoine (Oui c’est déjà moins glamour). Réalisateur et artiste reconnu dans le milieu publicitaire grâce au succès de la campagne “Graffiti” pour AIDES qui a été maintes fois primée au festival international de la publicité à Cannes. Pour rappel, voici la campagne imaginé par TBWA Paris.


Et plus récemment, Woodkid est à l’origine de ce que je considère comme un chef d’oeuvre artistique. Je vous laisse en juger.


Une mélodie qui vous semblera familière quand bien même vous soyez un fan des video games chers à Lana. Assassin’s Creed par exemple…

Et si “Intouchables” valorisait enfin l’influence de “Care” sur “Cure” ?

Comment ne pas écrire sur LE film qui explose le box office aujourd’hui et qui sera de toute façon le gros succès du cinéma français cette année ?
Une rhétorique qui m’a amené à formuler le titre de mon billet en m’inspirant de la syntaxe subversive “Et si…” propre aux intitulés des articles de Nicolas Bordas, Président de TBWA\France.

  • Et si “Intouchables” valorisait enfin l’influence de “Care” sur “Cure” ?

Selon les derniers chiffres de Gaumont de ce lundi 5 décembre, “Intouchables” avait atteint les 11.729.435 entrées. Encore loin au Box office France, dominé par ”Titanic” (20,6 millions) et ”Bienvenue chez Les Cht’is” (20,4 millions), le film du duo Cluzet-Sy peut toutefois se vanter d’être toujours à l’affiche.

Afin de comprendre le succès de ce film qui s’apprête à battre tous les records, j’ai essayé de comprendre la relation des 2 protagonistes, François Cluzet et Omar Sy. Une relation qui s’appuie sur deux personnages aux univers sociaux différents mais qui pourtant s’entraident mutuellement.

J’insiste sur cette notion de relation. Puisque c’est bien celle-ci qui est à l’origine du succès du film.

Un film qui valorise la relation sociale (“to care“) au détriment de l’acte médical (“to cure“). Rappelons-le, le personnage joué par François Cluzet est tétraplégique et les chances de guérison faibles voire quasi nulles.

Pour ce genre de handicap, à l’instar de certaines maladies comme le SIDA ou d’autres nécessitant des soins palliatifs, le “care” prévaut sur le “cure“. Et c’est bien dans ces rares cas que “care” retrouve de la force.

A juste titre sans doute me direz-vous : qui ne préfère pas guérir à une longue succession de soins ?

Il est évident que le médecin ou le chirurgien détiennent plus de prestige que l’infirmière qui est sans doute plus proche de vous socialement parlant. L’acte médical apparaît plus valorisant que la relation.

Le psychanalyste anglais Winnicott le dit d’ailleurs très bien dans ses Conversations ordinaires : cure” est plus prisé que “care“. Toutefois, il rappelle paradoxalement que l’étymologie de “cure” (qui veut dire “traitement” et “guérison”) dérive de celle de “care” (“soin”, “intérêt” et “attention”). Les deux notions cohabitent mais deviennent vite subalternes.

Mais comme je l’ai dis auparavant, toutes les maladies ne sont pas “curables”, et c’est de là, il me semble, que vient le succès du film. Un duo qui s’épanouit autour du “care” qui passe du second au premier plan, non par hasard mais par nécessité. Le “care” devient en quelque sortes le remplaçant obligé et vital du “cure”.

Pour citer Daniel Bougnoux dont l’Introduction aux sciences de la communication m’a été d’une grande aide pour comprendre l’analyse sémiologique : “Il n’est pas facile [...] d’évaluer objectivement, de mesurer ni de prescrire de bonnes relations de soin contrairement à la guérison. Celles-ci échappent à la science et relèveraient plutôt [...] des chances d’une interaction par définition non-programmable.”

Une définition qui colle totalement à l’ interaction initiée par un Omar Sy à la fois hilarant et attachant. Certes la différence sociale y joue pour beaucoup. N’empêche, une relation qui incarne le porte-drapeau du “care” et symbolise la guérison sociale à défaut de la guérison clinique.

["The more you care, the stronger you can be." - Jim Rohn.]

Vivez la réalité augmentée depuis votre canapé

Une expérience à couper le souffle !

Sony et Playstation nous offrent une immersion en 3D. Certifié sans effets spéciaux et sans post prod, tout ce que vous voyez se passe en temps réel.

Une expérience possible grâce au Playstation Move, qui permettra d’offrir aux joueurs un plaisir, une haute définition et une immersion surprenante !

Je vous laisse découvrir les 2 autres clips de la série, tout aussi impressionnants :

Martini is an attitude

Dans sa volonté de toucher de manière efficace une audience de 25 à 35 ans, Martini a décidé d’optimiser sa communication digitale. Une plateforme online qui faisait clairement défaut à la Marque italienne. Et pourtant, quel moyen plus juste et plus pertinent pour toucher cette cible ?

En cela, la Marque a lancé, en septembre, un dispositif digital sur Facebook décliné dans plus de 16 pays. Intitulé “Martini Kisser Casting”, voici le visuel de l’opération :


Le concept était le suivant : la Marque offrait à la personne qui avait la meilleure attitude pour embrasser, la possibilité de devenir le protagoniste de son prochain spot publicitaire et de remporter la somme de 150 000 €.
Avec près de 4 000 participants, voici le gagnant :


Qui c’est qui a les 2 pouces levés et qui a le smile ? C’est Yuri Buzzi ! Il est beau-gosse, italien et plus riche de 150 000€ maintenant. Et, vu que je suis fair-play, je vous laisse son twitter si vous voulez parlez business avec lui (oui, quoi d’autre?). C’est par ici.

Même si j’ai du perdre une partie de mon public, il est intéressant de visionner le film publicitaire de la Marque suite à l’opération. Et le résultat est plutôt très bon !
On le sait, la cible est celle des 25-35 ans, et la directrice de marques chez Bacardi Martini France, Valérie Fohrer, de rajouter :

“Martini évoque spontanément l’italianité et tout ce qui en découle : l’optimisme, la joie de vivre, avec beaucoup de chaleur, de convivialité et de partage. Le tout avec une prime glamour”

Des valeurs très bien illustrées par la nouvelle signature “Luck is an attitude” et dans la copie imaginée par leur excellente agence, Fred & Farid :

Lucky Yuri !

The Naked And Famous

Si par tout hasard, vous vous promenez demain soir du côté du 102 rue de Bagnolet dans le 20ème arrondissement, je vous invite à vous arrêtez quelques secondes près de La Flèche d’Or.

Certes toutes les places sont déjà vendues, mais qui sait, avec de la chance peut être pourriez vous entendre les Naked and Famous jouer No Way, issu de leur très bon album Passive Me, Aggressive You.

Et au cas où vous ne connaissiez pas encore ce groupe venu d’Auckland, voici 2 autres succès de leur dernier album, toujours dans un univers graphique et une mise en scène des plus soignés.

Punching in a dream

Young Blood